Laboratoires jeunes docteur·e·s et doctorant·e·s

Les jeunes docteur·e·s et doctorant·e·s du LLCP animent différentes activités, avec notamment la création de laboratoires. Cette page liste ces laboratoires et leurs adresses de contact.

 

 


 

Groupe de lecture « Lire et travailler Derrida »

Le groupe de lecture Lire-travailler Derrida, créé depuis 2013, regroupe des doctorants et des docteurs de différentes universités ainsi qu’un public non exclusivement universitaire. Les membres tournent au fil des années. Ils se sont réunis d’abord dans les locaux de l’ENS, puis de l’EHESS, avant d’être accueillis cette année 2020-2021 à Paris 8 par le LLCP.
Nous avons choisi cette année « Le parjure et le pardon », le séminaire de 1997-1998. L’atelier, ouvert à tou(te)s, est consacré au commentaire de chacune des séances du séminaire que les participant(e)s seront supposé(e)s avoir lues avant de venir.
 
 

Inscriptions en 2020-2021 :

Organisation en 2020-2021 : Marta Hernandez Alonso, Giustino De Michele, Elias Jabre, Alžbeta Kuchtová, Télémaque Masson, Alejandro Orozco, Behrang Pourhosseini, Björn Puhr.

 


 

L’art au travail

Créé à l’initiative de doctorants du LLCP, le séminaire « L’art au travail » est un séminaire de philosophie à destination des doctorants qui abordent la question de l’art dans des thèses rédigées au sein de l’École doctorale Pratiques et théories du sens (SENS) et Esthétique, sciences et technologies des arts (EDESTA).
Ouvert à d’autres participants il vise à interroger le lien entre le champ de la pensée philosophique et celui des arts.
Par le biais de rencontres avec des artistes, de dialogues avec les directeurs de recherche et de débats autour des problématiques soulevées par chacun, les animateurs de ce séminaire souhaitent à la fois mettre l’art à l’épreuve de la philosophie et ouvrir la pensée philosophique au travail artistique.
Le séminaire vise également à donner naissance à des manifestations scientifiques en collaboration avec les écoles doctorales Pratiques et théories du sens et Esthétique, sciences et technologies des arts.

Programme des séances du séminaire en 2019-2020
Programmes des séances du séminaire en 2018-2019

Lieu : Salle C103, Université Paris 8

Contacts :

 


 

Perdre le Nord. Territoires, subjectivations et épistémologies dans le Sud global

À l’initiative de Ana Isabel AGÜERA (Université Paris 8 & Université d’État d’Haïti), Lucía BELLORO (Université Paris 3, Institut des Hautes Études d’Amérique Latine), Jean-Jacques CADET (Université Paris 8), Luz Maria LOZANO SUAREZ (Université Paris 8 & Universidad Del Atlantico).
Avec : Bárbara AGUER (UBA / CONICET), Lina ALVAREZ (Université Catholique de Louvain), Gilles MARTINET (Paris 3 / IHEAL), Jose Pedro ORTEGA (Paris 8 & Université Autonome de Santo Domingo), Omane PRIMO (mastérisant avancé Paris 8), Jimena SOSA (UNT / CONICET).

 La création du réseau international de doctorants PERDRE LE NORD (avril 2018) vise à favoriser une discussion au sujet des instruments conceptuels et méthodologiques que les processus pratiques et théoriques de décolonisation en cours élaborent pour faire advenir une nouvelle pensée du Sud. Les membres de ce réseau entendent analyser les usages et les emprunts théoriques qu’ils font de ces grandes tendances quand elles sont convoquées dans les recherches doctorales des jeunes chercheurs au sein de l’espace américain et caraïbéen, et débattre de leur pertinence avec des chercheurs confirmés du domaine.
Dans les années 1940, l’Amérique inversée de J. Torres García bouleverse l’imaginaire cartographique en mettant en question la boussole affichée en haut de la feuille qui nous oriente vers une manière particulière de lire, de partager et de construire un territoire. Sur la carte on écrit ou on trace (« graphia ») les territoires : des territoires nationaux, juridiques, historiques, mais aussi des territoires affectifs, symboliques et épistémologiques. Les coups de pinceaux créent des frontières et des limites. La boussole indique le sens du territoire en tant qu’ensemble culturel producteur de significations et d’interprétations de soi-même et de l’Autre.
Depuis la colonisation des Amériques et la création de la mappemonde, la boussole a orienté ou polarisé toutes les régions du monde avec leurs territoires cognitifs, identitaires ou conceptuels dans la direction du Nord. Mettre en question la centralité que le Nord constitue pour le monde exige de faire un double geste : étudier les pratiques culturelles et épistémologiques et leurs mécanismes de subjectivation associés, qui depuis la « Découverte » ont fait d’une vaste partie des Amériques une aire du Sud ; retourner la carte (Perdre le Nord) de façon à rendre visible ce qui existe et résiste sous elle, ce qui peut produire des tremblements, ce qui pousse les frontières à changer de place et de nature, ce qui construit souterrainement les nouvelles géographies de la pensée.
Les développements que l’on doit aux études décoloniales ont montré à quel point la boussole du Nord a eu besoin de construire sa propre extériorité pour se placer au centre, réussir à s’imposer dans tous les domaines et traverser d’un bout à l’autre nos pratiques culturelles, productions de savoirs et modes de subjectivation. Alors que Dussel a souligné la relation intrinsèque entre la modernité européenne et le pouvoir colonial par laquelle la découverte de l’Amérique a en fait « re-couvert » autrui en le soumettant au lieu d’énonciation du Même forgé dans l’Europe Occidentale, E. Saïd a établi pour sa part que la création de l’Orient, un territoire marginal à l’égard des centres impériaux, avait essayé de faire exister l’image et l’identité du Nord Occidental à travers leurs figures inversées. Plus récemment S. Castro-Gómez a mis en relief l’implication à l’échelle du monde du sujet rationnel cartésien dans le colonialisme et le post-colonialisme, et la puissance qu’il a développée de rejeter dans l’ombre des pans entiers de l’histoire du monde. Également d’actualité, les Epistémologies du Sud proposent d’approcher les savoirs depuis une « raison qui souffre » (E. Dorismond).
Ressaisissant ces paris actuels des épistémologies décoloniales et quelques autres sous le motif de la « perte du Nord », le réseau de doctorants se donne pour objectif de repenser les pratiques d’émancipation et les modes de subjectivation dont une aire culturelle se tisse, aux bords des lignes de partage qui ont divisé et séparé l’expérience entre les récits d’une modernité universelle et les silences construits des mondes autres. Perdre le Nord veut dire alors se diriger vers les marges suivant d’autres boussoles, déplacer les logiques dominantes, faire migrer les concepts vers la « Zone du non-être », organiser les savoirs en archipels (E.Glissant), s’aviser de la fausseté des images totales du monde, ressaisir la portée globale des pratiques locales (F. Fanon).

Journées d’études :

Contacts :

 


 

Groupe d’études transglobales

Le Groupe d’études transglobales relie des chercheur·e·s, artistes, écrivain·e·s à travers les frontières géographiques, et les frontières disciplinaires autour des transformations et des enjeux épistémologiques et politiques de la condition contemporaine.
Cette condition montre que les formes de reliance et d’organisation sociale, politique, économique, etc., ne suivent plus seulement la logique des cadres nationaux et internationaux, mais aussi des échelles locales/globales, transnationales et translocales qui restent à explorer.
Le projet accueille la production des pensées critiques de l’histoire contemporaine de la globalisation dans ses dimensions politiques, sociales, économiques, etc. ; et les approches exploratoires des nouvelles formes de praxis et d’agir politiques, les théories émergentes du postnational, les conflits et les mouvements des dernières décennies, les généalogies de la violence et les langages de la mémoire, et les politiques des savoirs et de la traduction.
Il confronte un corpus élargi des sciences humaines et sociales vers les études politiques et les Art & Média dans un contexte d’échange international.
Ses contextes et terrains de recherche sont ceux des chercheur·se·s engagé·e·s dans le projet et à leurs croisements, en différentes régions du monde, selon la vocation d’Université-Monde de l’Université Paris 8 Saint-Denis.
Il s’appuie sur des méthodologies de recherche de l’inter- et de la transdisciplinarité dans les domaines des sciences humaines et sociales, des sciences de l’éducation, et des Art & Média. L’inventivité des pratiques de recherche, dans leurs connectivités potentielles et acquises, est mobilisée dans le sens d’une ouverture des processus de la recherche, dans et hors l’université.
Il vise à développer des relations avec les organismes de recherche et de formation dans le but de soutenir les échanges ; d’intégrer la recherche dans les programmes de formation ou la formation par la recherche ; et de promouvoir des actions de mobilité.
Il a été créé en décembre 2017, à la suite d’une période de préfiguration d’une année et pour soutenir le développement, et l’ouverture à des problématiques croisées des nouvelles pensées du politique, du social et de la critique des savoirs.
C’est à la fois un projet de recherche informé des apports des chercheur·se·s qui s’y sont engagé·e·s et de celles et ceux invité·e·s à y intervenir, et un projet en permanente construction avec une ouverture à l’élaboration des pensées critiques à l’aulne d’un monde globalisé qui requiert la réélaboration des méthodologies et des enjeux de la recherche.

Problématiques de recherche :
— Agir et praxis politique / Peuples sans État et théories du postnational / Critique de l’État-nation et du sujet politique modernes / Critique des identités
— Généalogies de la violence et langages de la mémoire / Critique épistémologique de l’histoire / Formes contemporaines de la violence
— Méthodologies inter- et transdisciplinaires / Art & Média / Socio-analyse et Analyse institutionnelle / Politiques des savoirs et de la traduction

Séminaires :

Séminaires précédents : https://seminairepo.hypotheses.org/

Journées d’études :

Partenaires :
Laboratoire LLCP-Paris 8
Laboratoire EXPERICE-Paris 8
Université du Rojava
Institut des Humanités Medfil
Association Loi 1901 Inter-zones
École Universitaire de Recherche (EUR) ArTeC
Serveur coopératif en logiciels libres TGS

 


 

Laboratoire tournant de philosophie. Extensions de la pratique philosophique aujourd’hui. D’un pays à d’autres (France – Chili – Argentine), d’un continent à l’autre (Europe – Amériques et Caraïbes), de l’académie à ses dehors (artistiques – politiques – sociétaux)

À l’initiative de Daniel Alvaro (Paris 8 & Universidad de Buenos-Aires), Carolina Avalos (Paris 8 & Universidad Católica de Valparaíso), Marie Bardet (Paris 8 & Espacio Eclectico de Buenos-Aires), Gustavo Celedon (Paris 8 & Universidad de Valparaíso), Elena Donato (Paris 8 & Universidad de Buenos-Aires), Camille Louis (Paris 8 & Kom.post), Carlos Perez Lopez (Paris 8, CONICYT-Universidad de Chile, PUCV), Soledad Nivoli (Paris 8, Universidad nacional de Rosario & IUNIR), Senda Sferco (Paris 8 & CONICET-Universidad del Litoral).

Le Laboratoire tournant rassemble des jeunes chercheurs (doctorants et docteurs) de France, d’Argentine, du Chili, d’autres pays et continents, qui se réunissent en invitant à leur table de travail des personnes partageant le désir de questionner ce qui fait, plutôt que ce que sont, des « pratiques de la philosophie aujourd’hui ». Ils souhaitent partir de l’université non pour s’en écarter mais pour y faire entrer ses écarts : ce qui, en permanence, la côtoie, lui fait signe, l’étend et lui demande de repenser ses outils, ses formes et ses enjeux avant de prétendre penser ceux de tous ses « autres » et de tous ses « dehors ». Le laboratoire, lieu d’expérimentations, d’hypothèses et de pistes d’investigations nouvelles, fait tourner la logique de la philosophie académique en commençant par l’observer : quelles sont ses pratiques d’enseignement, de transmission, ou peut-être de repli sur soi en temps de crise, temps de démystification qui appelle à la déconstruction des acquis, à la remise en cause, à la mise en crise, à la critique ? Quelles peuvent être les conditions pour l’émergence ‘une pensée critique aujourd’hui et comment y parvenir si ce n’est en se mettant au travail, en pratiquant au présent, en confrontation avec les pratiques présentes aujourd’hui ? Cela demande, non pas une théorie professée par la philosophie, mais la mise en place d’un terrain où philosophes, artistes, activistes, acteurs sociaux, confrontent leurs méthodes, apprennent l’autre, et, dans cette collaboration, tentent des transformations, des hybridations qui ne sont peut-être nécessaires qu’à une chose : continuer à penser au / le présent.

Actualités :

  • Journée d’études internationales. CORPS (SENSIBLES) ET BIENS (COMMUNS). Instituto de Altos Estudios Sociales, Universidad Nacional de San Martín IDAES-UNSAM, Buenos Aires. 14 mai 2015
  • Extensions de la pratique philosophique aujourd’hui. RENCONTRES À LA FONDATION MAISON DES SCIENCES DE L’HOMME. 20 – 21 décembre 2013
  • JOURNÉES D’ÉTUDES À L’UNIVERSITÉ ES SENIA D’ORAN. Épistémologies et esthétiques du contemporain. Les écarts fondamentaux de la philosophie benjaminienne. 17 – 18 décembre 2013
  • Extensions de la pratique philosophique aujourd’hui. RENCONTRES À PARIS 8. 20 - 21 février 2013
  • JOURNÉES D’ÉTUDES « PHILOSOPHIE DE L’UNIVERSITÉ, L’AVENIR D’UNE QUESTION », avec le soutien de l’Université de Buenos-Aires. Printemps 2012
  • JOURNÉES D’ÉTUDES « LA QUESTION THÉORIQUE ET PRATIQUE DE L’EXTENSION », avec le soutien de l’axe 1 du LLCP EA4008 et du Laboratoire du Changement social et politique (LCSP) de l’Université Paris 7. Automne 2011
  • RENCONTRES « POUR UN LABORATOIRE TOURNANT », Université de Valparaiso. Août 2011

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