Conférence sonore de Céleste Gatier et Catherine Guesde
« Le bruit du temps »
Lundi 30 mars 2026 à 20h, Amphithéâtre 4 – Villa Arson
20 avenue Stephen Liegeard, 06100 Nice
Céleste Gatier et Catherine Guesde, toutes deux musiciennes et universitaires, proposent une forme hybride mêlant concert et conférence, fiction et philosophie afin de susciter une réflexion autour des questions suivantes : peut-on écouter le temps qui passe ? Quel est le bruit du temps révolu ? En se concentrant sur la fragilité sonore, cette conférence s’attachera à cerner autant qu’à brouiller les temporalités multiples qui se logent dans un son dégradé.
Catherine Guesde est Maîtresse de conférences au département de philosophie de l’Université Paris 8 Vincennes Saint-Denis ; ses recherches portent sur des formes de radicalités sonores telles que le metal extrême et la noise. Elle a co-écrit The Most Beautiful Ugly Sound in the World. A l’écoute de la noise, et dirigé des ouvrages collectifs autour du punk et du black metal. Elle développe par ailleurs une pratique brute de la guitare électrique, avec une attention aux sons fantômes et à la dissolution des formes, en solo sous le nom de Cigvë, en groupe (Eaux_fortes, Baron Légion) ou dans le cadre d’improvisations collectives libres. Elle se produit aussi bien dans des cadres institutionnels que dans des lieux underground, en France et à l’international.
Céleste Gatier est une artiste sonore, performeuse et chercheuse en histoire de l’architecture japonaise. Issue d’une double formation en arts (École Nationale Supérieure d’Arts de Paris Cergy) et en archéologie (Sorbonne Université), elle développe une démarche artistique transdisciplinaire s’intéressant à la fragilité de l’objet sonore et sa spatialisation. Sa pratique d’« électronique fragile » repose sur la conception de dispositifs sonores originaux à partir de papiers augmentés électriquement et de circuits électroniques self-made, qu’elle déploie dans des performances, concerts et installations, en France et à l’étranger. Cette pratique d’art sonore se nourrit notamment de ses recherches de thèse. Elle étudie les pièces de thé japonaises construites en Europe, et particulièrement le transfert du patrimoine sonore et acoustique de la cérémonie du thé. Elle collabore avec des acousticiens français et japonais pour développer des méthodes expérimentales d’archéologie sonore et d’ « acoustique du silence ».
Sur le site du projet Prophilia – Pratiques de la diffusion philosophique