CORMICK Claudio 16.11.2017

Titre de la thèse : Merleau-Ponty et Foucault : deux points de vue sur la ’’situationnalité’’ de la connaissance dans la philosophie française contemporaine.
Auteur / Autrice : Claudio Cormick
Direction : Patrick Vauday, Marcelo Sergio Raffin
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Philosophie
Date : Soutenance le 16/11/2017
Etablissement(s) : Paris 8 en cotutelle avec Universidad de Buenos Aires. Facultad de filosofía y letras
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Pratiques et théories du sens
Equipe de recherche : Laboratoires d’études et de recherches sur les logiques contemporaines de la philosophie
Jury : Président / Présidente : Patrice Vermeren. Examinateurs / Examinatrices : Esteban Andres Garcia. Rapporteurs / Rapporteuses : Judith Revel, Graciela Ralon de walton
DOI : 10.70675/b4b99792zeefdz4e22z873ezdf5454b1091e

Résumé : La thèse essaie d’analyser le rapport entre deux approches à la connaissance, comprise comme « située » dans des conditions psychiques, sociales et historiques. Deux thèmes principaux permettent de comparer les auteurs choisis, Merleau-Ponty et Foucault. 1) Premièrement, la question de l’opacité de la conscience (le problème si l’on peut considérer comme « connaissance » le produit d’une activité conditionnée par des facteurs auxquels la conscience ne peut pas soumettre à un contrôle épistémique). Merleau-Ponty trouve que les approches qui présentent la connaissance comme soumise à un décalage entre les causes de nos croyances et nos raisons conscientes arrivent à des conséquences sceptiques et auto-réfutatoires. Foucault, en revanche, cherche à approfondir les résultats de la psychanalyse et le structuralisme pour remettre en question le « primat » de la conscience. 2) Deuxièmement, la question de la possible relativité de la connaissance. D’après Merleau-Ponty, l’idée que « nos » vérités sont relatives à nos conditions impliquerait qu’elles ne sont pas du tout des vérités. Chez Foucault, par contre, l’on peut trouver un relativisme conceptuel. Cependant, l’œuvre de l’« archéologue » n’arrive pas à résoudre la question normative de la méta-justification à la lumière de laquelle pourraient être justifiées les règles relativement auxquelles « nos » vérités seraient des vérités. Sans une telle méta-justification, le relativisme tombe dans le simple constat de l’existence des régimes de vérité, ce qui ne suffit pas pour échapper aux conséquences sceptiques. En conclusion, plus de travail est nécessaire pour développer une solution relativiste tenable.