BETRIA NASSIF Maria Mercedes 2013

Titre de la thèse : Thinking politics : the generation of 1837 and the institution of the modern political order (1830-1853) : the looks of Echeverria and Alberdi
Auteur / Autrice : María Mercedes Betria Nassif
Direction : Patrice Vermeren, Eduardo Hourcade
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Philosophie politique
Date : Soutenance en 2013
Etablissement(s) : Paris 8

Résumé : Nous étudions les formes selon lesquelles la Génération argentine de 1837 a pensé la politique afin d’instituer un ordre politique dans le Rio de la Plata, entre 1830 et 1853, à Buenos Aires, où débute ce “mouvement intellectuel’’ et à Montevideo, espace de l’exil insurrectionnel où elle cherchera à favoriser une opposition politique au rosisme. Nous reconstruisons les problèmes fondamentaux d’une sociabilité conceptuelle générationnelle à partir de la vision de Esteban Echeverría et de Juan Bautista Alberdi, sans ignorer, cependant, les apports d’autres membres de la Génération de 37, tels que Juan Maria Gutiérrez, Miguel Cané père, et de ses “spectateurs”, Domingo F. Sarmiento et José Mármol. Nous avons relevé quatre axes d’analyse qui structurent ce discours générationnel : la conscience historique collective générationnelle ; la place de l’écriture comme mode de gestion de l’espace public moderne ; le paradigme capacitaire de la politique comme épistémè structurant les concepts et les langages de son discours politique et la Représentation comme principe rationnel et dynamisant de l’ordre politique moderne. Ce travail est issu d’une interrogation : comment pense-t-on l’ordre politique lorsque l’Etat national est une entité encore inexistante ? Et, plus spécifiquement, comment la Génération argentine de 1837 a-t-elle pensé la politique ? Quels furent les concepts qui organisèrent sa matrice épistémologique pour penser la politique au cours de la période allant de 1830 à 1853 ? A partir de l’histoire conceptuelle et de la philosophie politique, notre recherche veut contribuer à la question des modes de pensée de la politique au XIXe siècle en Argentine ; dans les termes de Pierre Rosanvallon, elle cherche à réaliser une histoire conceptuelle du politique de notre XIXe siècle permettant de comprendre les problèmes ayant constitué le travail historique des élites lettrées qui, plus tard, se matérialisera dans un ordre politique stable, appelé République Argentine.