Titre de la thèse : Entre éthique et politique : les apports du care en démocratie.
Auteur / Autrice : Diane Brossard
Direction : Fabienne Brugère
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Philosophie
Date : Soutenance le 01/07/2021
Etablissement(s) : Paris 8
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Pratiques et théories du sens
Equipe de recherche : Laboratoire d’études et de recherches sur les logiques contemporaines de la philosophie
Jury : Président / Présidente : Éric Fassin. Examinateurs / Examinatrices : Caroline Ibos. Rapporteurs / Rapporteuses : Sandra Laugier, Yves Raibaud
DOI : 10.70675/56e9f243z4697z4deazb4bfz5b5533143cd2
Résumé : Ce travail propose une analyse des ressorts éthique et politique du care afin de penser ce dernier comme un outil permettant d’envisager de nouvelles formes démocratiques. La mise à l’écart du care vis-à-vis de la scène publique s’appuie sur des paradigmes hégémoniques, ceux-là s’inscrivant dans une histoire de l’individu libéral abstrait caractérisé par son autosuffisance. Face à ces théories, ces éthiques féministes ont fait valoir un autre modèle de société, qui repose sur les relations d’interdépendances dans lesquelles tous les individus se situent. Elles ont permis l’émergence de ces voix différentes, celles des femmes en particulier, trop souvent évacuées des théories libérales, plus encore elles portent l’ambition de soutenir ces voix, toujours singulières, qui expriment une résistance au système patriarcal, aux inégalités relatives aux différentes lignes de partage. En déplaçant les frontières (entre le privé et le public, la morale et la politique) le care – à travers ses pratiques – met en évidence les formes d’organisation particulières dans nos sociétés néolibérales, le care est un concept politique. Nous avons ainsi montré que les valeurs du care sont centrales dans une société démocratique et que dans une perspective politique du care, il convient de penser la démocratisation du care. L’enjeu du care est précisément de revendiquer la prise en compte démocratique de toutes ces voix étouffées et/ou rendues inaudibles afin de lutter pour une société plus juste.
Titre de la thèse : Conceptualisation du rapport entre phénoménologie et politique : repenser l’action politique chez Hannah Arendt
Auteur / Autrice : Lindita Ulqinaku-Shtalbi
Direction : Jacques Poulain
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Philosophie
Date : Soutenance le 23/09/2021
Etablissement(s) : Paris 8
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Pratiques et théories du sens
Equipe de recherche : Laboratoires d’études et de recherches sur les logiques contemporaines de la philosophie
Jury : Président / Présidente : Susana Villavicencio. Examinateurs / Examinatrices : Nicolas Poirier. Rapporteurs / Rapporteuses : Françoise Dastur, Renata Camargo
DOI : 10.70675/db7d78c2z09a1z4db2za4d2z8194c17dcbc0
Résumé : Cette thèse se propose d’analyser certaines évolutions inquiétantes de notre époque en crise. En effet, peu de philosophes développent une pensée aussi originale que celle de Hannah Arendt dans la compréhension des grandes expériences politiques de notre temps. Toute l’œuvre de cette penseuse politique traduit sa ferme volonté de repenser les conditions de possibilité de l’action politique dans un monde où il est difficile d’appréhender la politique comme un espace pluriel de délibération. En dépit de la volonté d’Arendt de privilégier des questions qui touchent essentiellement la politique, sa lecture critique de la modernité s’opère dans un cadre conceptuel très heideggérien. Tout comme Heidegger, elle voit la phénoménologie comme la seule méthode philosophique capable de répondre aux questions liées à l’existence humaine. Certes, elle développe sa théorie de l’action dans le cadre d’un processus inquiétant de la modernité où le désir de s’appuyer sur la raison vient détruire toute capacité d’action chez l’homme. Faisant sienne la méthode de la déconstruction, Arendt se demande si l’action est encore possible, si la politique - le véritable lieu du pouvoir, de l’initiative et de la discussion collective - a encore un sens. Toute son analyse converge vers un seul but : répondre aux enjeux contemporains de la disparition du monde commun. Il va sans dire que pour Arendt l’institution de l’homme comme être de ce monde ne prend sens que par l’institution de l’espace-qui-est-entre-les-hommes. Finalement, cette thèse entend montrer que la politique, qui se voit de plus en plus désertée par les hommes, s’inscrit dans la perspective de l’édification d’un monde commun.