Titre de la thèse : Emancipations de l’expérimentation sonore : dimension philosophique-politique d’une pensée sur le son
Auteur / Autrice : Gustavo Celedon
Direction : Patrice Vermeren
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Philosophie
Date : Soutenance en 2014
Etablissement(s) : Paris 8
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Pratiques et théories du sens
Résumé : Il s’agit d’une recherche sur l’expérimentation sonore des XX et XX siècles à la lumière d’une pensée sur ses conséquences politiques et philosophiques. Notre approche ne vise pas à traiter l’expérimentation sonore comme un objet pour la philosophie, mais plutôt à penser l’émergence progressive des sons dans nos vies et les déplacements esthétiques, philosophiques et politiques d’une telle émergence à travers l’expérience de l’expérimentation sonore. En ce point, l’expérimentation sonore se présente moins comme une pratique artistique déterminée que comme une recherche et une inquiétude autour du son, de l’écoute et les formes -formes politiques- du sensible. Ainsi, il s’agit de penser l’altération actuelle qu’elle introduit dans les formes sensibles traditionnelles qui commandent tant le donné où l’émergence des sons est un événement de nos jours, et notre approche est surtout une façon d’aborder nos formes de penser et vivre, toujours guidées par la vue et l’œil. Notre travail pense cette altération à partir d’une approche de Badiou, Rancière et Stiegler et, indirectement, Jacques Derrida. Badiou et Rancière nous donnent la possibilité de nous approcher à l’expérimentation sonore à partir d’une pensée sur l’événement, l’émancipation et le partage du sensible. Stiegler, à son lieu, nous permet de penser la question technique, indissociable à l’émergence sonore. Face à lui, l’expérimentation sonore nous permet de poser une critique à toute tentative de placer la technique comme logos, idée que nous renforçons avec la pensée de Derrida.