DE MICHELE Giustino 15.10.2021

Titre de la thèse : De l’animalité de la lettre : la pensée animale de la déconstruction
Auteur / Autrice : Giustino De Michele
Direction : Charles Ramond
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Philosophie
Date : Soutenance le 15/10/2021
Etablissement(s) : Paris 8
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Pratiques et théories du sens
Equipe de recherche : Laboratoires d’études et de recherches sur les logiques contemporaines de la philosophie
Jury : Président / Présidente : Anne-Emmanuelle Berger. Rapporteurs / Rapporteuses : Francesco Vitale, Peter Szendy
DOI : 10.70675/caca9f90z302fz4d36z935bzc342324bb48b

Résumé : En 1997, lors de la décade de Cerisy dédiée à son travail et intitulée à l’animal autobiographique, Jacques Derrida déclare que la question du vivant, et du vivant animal, avait toujours été pour lui « la grande question, la plus décisive ». Cette déclaration s’articule avec la thèse, formulée dans la même occasion, selon la quelle « une pensée de l’animal, s’il y en a, revient à la poésie ».Comment prendre la mesure de cette déclaration, et de cette articulation ? Ceci est l’objectif du présent travail. Le poursuivre demande de considérer la question de l’animal comme susceptible de sous-tendre les thèmes portants de la pensée derridienne ; ses repères généalogiques et son rapport à la totalité de la tradition ; ses ramifications disciplinaires, et d’abord le rapport entre philosophie et littérature, épistémologie et autobiographie ; ses figures et les dispositifs de sa pragmatique textuelle. Mais qu’est-ce qu’un animal ? Et que fait, comment fait un animal, dans ce contexte ? Répondre à ces questions veut dire élucider le lien entre la question de l’animal et celle de l’écriture, de la lettre, qui a déclenché l’élaboration de la grammatologie et de la déconstruction derridiennes. Nous verrons pourquoi ce lien est nécessaire, analytique. Mais surtout, cela veut dire cerner le rapport entre la question de l’animal et le motif de l’expression, philosophique et en général. Ce rapport implique ceci, qu’une pensée de l’animal n’est pas seulement une théorie – du vivant et du littéraire, de l’animal et de l’écriture – mais d’abord une pratique affirmative, et radicalement empirique.