GONZALES ROMERO Lilian Ysabel 2013

Titre de la thèse : Une dimension thérapeutique de l’art d’après une vision esthétique : une approche du pouvoir transformateur de l’art
Auteur / Autrice : Lilian Ysabel Gonzales Romero
Direction : Plínio Prado
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Philosophie
Date : Soutenance en 2013
Etablissement(s) : Paris 8

Résumé : L’art entraîne une sorte de révélation qui nous permet de redécouvrir le monde mais surtout l’homme. Cette redécouverte et l’émerveillement éveillés par l’art font appel à deux aspects centraux : la subjectivité et l’expressivité. Ce fait serait à l’origine d’un certain pouvoir transformateur de l’art en tant qu’espace de révélation et d’expressivité favorisant, en plus, la rencontre avec soi, autrui et le monde. Nous considérons que cette capacité transformatrice de l’art constitue précisément un fondement de son pouvoir thérapeutique. L’objectif principal de cette recherche constitue ainsi la réalisation d’une approche de ce pouvoir thérapeutique de l’art. L’intérêt de cette étude réside dans le fait que nous partons d’une vision esthétique. La vision esthétique de la thérapeutique dans l’art s’éloigne de la vision psychologique et psychanalytique, c’est-à-dire de la vision clinique sous deux aspects : le premier est la considération de l’art en tant que phénomène per se et non comme un moyen de thérapie psychologique ou psychanalytique ; le deuxième aspect réside dans l’accent mis par l’expressivité. La vision esthétique de la thérapeutique de l’art trouve sa justification, son sens et sa raison d’être au sein d’une société et d’une humanité assujetties principalement aux modèles de vie imposés par un complexe système dominant. Un système caractérisé par une grave crise écologique résultat en grand partie de l’action destructrice de ce que Félix Guattari appelle CMI (Capitalisme Mondial Intégral).