MARTINEZ OLGUIN Juan José 6.02.2017

Titre de la thèse : Le clin d’oeil de la politique : écriture, politique et philosophie
Auteur / Autrice : Juan José Martinez Olguin
Direction : Didier Moreau, Gerardo Aboy Carlés
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Philosophie
Date : Soutenance le 06/02/2017
Etablissement(s) : Paris 8
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Pratiques et théories du sens
Equipe de recherche : Laboratoires d’études et de recherches sur les logiques contemporaines de la philosophie
Jury : Président / Présidente : Patrice Vermeren. Examinateurs / Examinatrices : Susana Villavicencio. Rapporteurs / Rapporteuses : Jean-François Dupeyron, Eduardo Rinesi
DOI : 10.70675/a90ea7acz4319z460dz8ca6z927d914bcd5e

Résumé : Ce travail essaie de démontrer que la pensée de la philosophie politique reste enfermée dans les limites d’une pensée logocentrique, c’est-à-dire dans l’horizon de la métaphysique. Ce logocentrisme opère, d’après nous, selon deux principes : le premier est celui qui affirme que l’humanité de l’homme se présente dans la parole ou le logos, et qu’elle s’y présente de façon pleine. La conception qui dans l’histoire de la philosophie politique correspond à ce principe est celle de l’homme comme animal politique, soit le zoon politikon. Le deuxième principe est celui qui soutient que cette pleine présence de l’humanité, que cette humanité pleine, se donne à voir dans la parole parlée, c’est-à-dire par l’effet de l’unité originaire et essentielle entre corps et parole. On estime que ce deuxième principe correspond à la notion d’espace public. Tout logocentrisme est aussi un phonocentrisme. Nous proposons, contre cette pensée logocentrique de la politique, de montrer que l’humanité de l’homme se présente par une autre voie que celle de la parole ou le logos : elle se présente, sans se rendre pleinement présente, dans le geste, le geste qui identifie chaque être humain. On analyse, dans les pages qui suivent, le statut spécifique de ce geste : selon nous, il n’appartient ni à la sphère du logos ni à la sphère de la phoné, ni à la sphère de la pleine humanité, ni à la sphère de la pleine animalité. Cette sphère de ce que l’on appelle le geste, finalement, nous permet donc de formuler la question fondamentale de ce travail, la question qui, comme un spectre, hante ces pages : Quelle est la singularité de l’écriture comme geste spécifiquement humain, c’est-à-dire politique ?