MORA Fernanda 08.06.2017

Titre de la thèse : Citoyenneté diasporique : problématiques et horizons au prisme de l’expérience uruguayenne
Auteur / Autrice : Fernanda Mora-Canzani
Direction : Muhamedin Kullashi
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Philosophie
Date : Soutenance le 08/06/2017
Etablissement(s) : Paris 8
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Pratiques et théories du sens
Equipe de recherche : Laboratoires d’études et de recherches sur les logiques contemporaines de la philosophie
Jury : Président / Présidente : Patrice Vermeren. Examinateurs / Examinatrices : Marcelo Viñar. Rapporteurs / Rapporteuses : Susana Villavicencio, Gerardo Caetano
DOI : 10.70675/7b7ee16az4d3ez4711z87e2zabb5260f0bf5

Résumé : Reposant sur l’expérience uruguayenne (1985/2015), prenant en compte un contexte de mondialisation, notre thèse vise à problématiser, au prisme d’une philosophie politique critique, une citoyenneté nommée diasporique, déployée aux interstices des États-nation, émergeant au travers de processus migratoires, de l’exil et de l’interconnexion de communautés diasporiques.Sous l’éclairage des philosophies de la citoyenneté nous cartographions cette singulière citoyenneté se déployant en scénarios transnationaux et processus interactifs, dans lesquels interviennent différentes catégories d’acteurs.Ainsi, chacun, individuellement ou au sein de groupes d’appartenance, devient citoyen par des actes, des discours, des représentations, dans l’aspiration de trouver une place à part entière au sein d’une communauté politique, sans en devenir prisonnier. Sans nous contenter d’examiner les situations de déterritorialisation évoquées - exil, migration, diaspora-, notre intention est plutôt d’interroger les conditions que s’y trouvent associées dans l’émergence et le déploiement d’une citoyenneté diasporique.Nous conceptualisons dès lors quatre conditions majeures : subjectivité sensorielle et émotionnelle enracinement rhizomique ; réseautique en constellations versatiles ; subjectivation politique mise à l’épreuve par une impossible émancipation. Les logiques auxquelles l’expérience citoyenne diasporique uruguayenne se rattache nous conduisent à poser enfin que la citoyenneté n’est pas prisonnière des institutions.Elle peut s’inventer au sein d’une communauté politique, qu’elle s’exprime en activisme citoyen ou en citoyenneté ordinaire.