Titre de la thèse : La théorie de la sensibilité dans l’esthétique de Gilles Deleuze et son articulation avec la philosophie transcendantale
Auteur / Autrice : Pablo Nicolas Pachilla
Direction : Patrick Vauday, Marcelo Sergio Raffin
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Philosophie
Date : Soutenance le 27/02/2018
Etablissement(s) : Paris 8 en cotutelle avec Universidad de Buenos Aires. Facultad de filosofía y letras
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Pratiques et théories du sens
Equipe de recherche : Laboratoires d’études et de recherches sur les logiques contemporaines de la philosophie
Jury : Président / Présidente : Anne Sauvagnargues. Examinateurs / Examinatrices : Frédéric Rambeau, Diego Julian Ferreyra. Rapporteurs / Rapporteuses : Emmanuel Biset
DOI : 10.70675/d7bee185zf7b5z4b67zba3ez621c1c20df41
Résumé : Le problème auquel se consacre la présente thèse est celui de l’accord entre les flux du réel. Le champ dans lequel ce problème est travaillé est celui du rapport entre la philosophie de Gilles Deleuze et la philosophie d’Immanuel Kant. Étant donné que la lecture deleuzienne de Kant se concentre sur le rapport entre les facultés, l’on se demande quels sont ces rapports et comment sont-ils possibles. Le travail prend la forme d’une critique du sens commun en tant que celui-ci postule une harmonie donnée entre les flux. En s’interrogeant sur la nature de cette harmonie, l’on débouche sur des présupposés moraux et des dispositifs politiques. On examine par conséquent un moyen d’échapper à l’harmonie donnée du sens commun, sous les noms de rencontre, de sublime et de césure. L’on défend l’hypothèse selon laquelle le passage de l’idéalisme transcendantal kantien à l’empirisme transcendantal deleuzien consiste à abandonner la condition de concordance des flux, et par conséquent à chercher et inventer des présentations du réel non-assujetties à l’objectivité et l’identité subjective.