Titre de la thèse : Réflexions sur la mort en tant qu’expérience de la négativité autour de Jacques Lacan et Hegel
Auteur / Autrice : Lorena Souyris Oportot
Direction : Stéphane Douailler, Jean-Pierre Marcos
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Philosophie
Date : Soutenance le 15/12/2014
Etablissement(s) : Paris 8
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Pratiques et théories du sens
Equipe de recherche : Laboratoires d’études et de recherches sur les logiques contemporaines de la philosophie
Jury : Président / Présidente : José Miguel Marinas. Examinateurs / Examinatrices : Stéphane Douailler, Jean-Pierre Marcos.Rapporteurs / Rapporteuses : Monique David-Ménard
DOI : 10.70675/1150f980zfa7dz431cz8dc6z1239cd4f2282
Résumé : Bien que le thème de la pulsion de mort soit souvent perçu à travers un processus biologique de destruction ou de régression à un état de nirvana comme l’affirme Freud, il est cependant utilisé ici sous une perspective spéculative pour penser son statut en s’inscrivant dans les réflexions qui prendraient part à une confrontation, et dans le même temps, une articulation entre Jacques Lacan et Hegel. De sorte que la mort, à travers la détermination ontologique permet d’ouvrir la voie pour étudier la psychanalyse à la frontière de l’être et du penser, non seulement dans sa dialectique avec le sujet et le signifiant, mais également dans son appartenance, par le sujet et sa pensée à son rapport ineffaçable avec l’impensé, ce qui conduit à la constitution de la dépossession, la perte et la destitution de l’identification du Moi spéculaire.Dans cette perspective, le concept de dialectique constitue le point de départ méthodologique pour réfléchir sur le thème de la mort à partir de son statut logique/ontologique et de son déroulement signifiant soutenu par un “examen” sceptique en tant que moment essentiel de le traitement psychanalytique, conduisant ainsi à rendre compte de la subjectivité et de sa brèche/ faille constitutionnelle comme une menace, toujours présente, de désintégration et de négativité.Quant au scepticisme, il est un autre point de départ à cette réflexion et l’origine d’un déplacement vers un regard de la psychanalyse qui va au-delà du domaine clinique. En partant de la fonction de la négation, qui semble s’inscrire comme énonciation sceptique, et à partir de questions à propos de la dissolution, la disparition ou particulièrement, l’abolition [l’aufhebung] du sujet comme lieu impossible dans sa subjectivité en manque, dont l’expression psychique est en concordance avec la déchirure interne que représente le clivage, manifestée à travers le sujet barré, ce travail considère la possibilité d’un regard ontologique de la psychanalyse. Celui-ci supposerait la mort comme ce qui instaure une expérience scripturaire de négativité et qui va jusqu’à désigner l’espace spécifique de l’activité sceptique comme examen qui dirige l’aspect tragique dans le traitement psy.