Anouk COLOMBANI

Docteure en philosophie depuis 2017, Anouk Colombani avait pourtant commencé par une licence d’histoire. Saisie par la question de l’histoire et de son écriture, elle s’oriente en philosophie où elle obtient un Master en philosophie sur « L’histoire face au quotidien » dans lequel elle malaxe, à partir d’une étude de l’écrivain James Ellroy, la question du rapport histoire/mémoire et ce qu’elle nomme la professionnalisation de l’écriture de l’histoire. En doctorat, elle poursuit ses questionnements en ouvrant la réflexion sur la violence comme rupture historique et sur les pratiques de réconciliation contemporaines comme des tentatives de poursuivre l’histoire. 

Depuis son master, elle travaille à la diffusion de la philosophie à travers des interventions dans des milieux très divers auprès de publics de tous âges.

Contact : anouk.colombani@gmail.com

 

Résumé de la thèse :

Plus d’une cinquantaine de processus de réconciliation nationale ont vu le jour depuis la fin des années 80, pourtant la réponse reste incertaine, est-il possible de se réconcilier ? Il semblerait que les violences extrêmes qui ont émergé durant le XXe siècle aient créé un paradoxe insoluble : d’un côté, il faut se réconcilier pour éviter de nouveaux massacres (la violence n’entraîne-t-elle pas la violence ?), de l’autre, il n’a jamais paru aussi incongru d’en appeler à se réconcilier. Qui a le droit d’intimer l’ordre à un survivant de génocide d’accepter la réconciliation ? La thèse fait l’hypothèse que la réconciliation n’en est jamais vraiment une à cause de l’incapacité de la pensée libérale à penser la violence et plus largement de la difficulté des sciences humaines et sociales à faire face à la violence. Il s’agit dès lors de comprendre le roman scientifique que racontent la philosophie libérale et la justice transitionnelle, puis de réfléchir à une philosophie du concret et du détail, qui se rapprocherait de l’histoire et de l’anthropologie afin de saisir au vif ce que nous appelons, sans vraiment nous y intéresser, violence.

 

Parcours universitaire :

  • Thèse de doctorat : « L’après-violence : (ré)conciliations (im)possibles ? », Université Paris 8, sous la direction de George Navet. », soutenue le 28 mars 2017 devant un jury composé de George Navet, Sophie Wahnich, Patrice Vermeren, Jean-René Garcia et Carlos Contreras Guala.
  • Mémoire de master : « L’histoire face au quotidien », Université Paris 8, sous la direction d’Eric Lecerf. Jury : George Navet, Marie Cuillerai et Eric Lecerf. (ainsi que Daniel Bensaïd pour le master 1)
  • Licence de philosophie, Université Paris 8
  • Licence d’histoire, Université Paris 1

 

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