David BREMNER

Discipline  : Philosophie

Sujet de thèse : Le faux tort : les aléas du devoir et le dilemme du « progrès » entre hyperkantisme et matérialisme historique

Année de soutenance de la thèse : 2019

Contact : david.bremner@etud.univ-paris8.fr

 


 

Résumé de la thèse : Cette thèse étudie les philosophies de G.W.F. Hegel et de Wilfrid Sellars, en vue de la refonte de deux problèmes.
Dans la lignée de l’élaboration de la forme logique de la différence qualitative que Hegel propose vers le début de sa Science de la Logique, la thèse étudie une conception de la supersession du nouveau comme contradiction via la "négation déterminée" de l’ancien. Il est soutenu que le Nouveau - dans l’art et ailleurs - qui réalise ce que Hegel appelle un "bon infini" doit être représenté comme le fruit d’une "torsion".
De façon cruciale, l’idée que l’on retrouve dans la lecture de Kant par Sellars, selon laquelle " les concepts sont des règles " (c’est-à-dire que les concepts sont des rôles fonctionnels), exige (plutôt que d’exclure) de fortes différences qualitatives entre les concepts. Cela permet la dé-calcification métaphysique des concepts, sans les séparer de l’objectivité. Les concepts sont des propriétés d’une activité.
Une telle position permet de reprendre les meilleures idées d’Imre Lakatos concernant l’impératif de dépassement dans les sciences naturelles, tout en réfutant la linéarité "whiggish" de ce processus. Cette démarche néo-hégélienne est motivée par une étude adornienne du fétichisme de la marchandise, qui met en évidence la réification d’une notion abstraite de production, sous l’emprise de ce que Sellars appelle le "mythe du donné". De façon concordante, Alexandre Koyré est lu comme défiant le paradigme de l’incommensurabilité, revendiquant son influence sur une historiographie de l’antagonisme qualitatif.

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