Titre de la thèse : Optimiser, prévenir, synchroniser : temps, temporalités et utopies du pouvoir dans la société de contrôle
Auteur / Autrice : Martín Macías Sorondo
Direction : Stéphane Douailler
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Philosophie
Date : Soutenance le 04/12/2024
Etablissement(s) : Paris 8
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Pratiques et théories du sens
Equipe de recherche : Université de Paris VIII. Laboratoire d’études et de recherches sur les logiques contemporaines de la philosophie
Jury : Président / Présidente : Marie Cuillerai. Examinateurs / Examinatrices : Jordi Carmona Hurtado, Laura Llevadot Pacual. Rapporteurs / Rapporteuses : Ricardo Viscardi, Matthieu Renault
DOI : 10.70675/b6fbfb55zc36fz4d42z8672z61338cdc3b4b
Résumé : En prenant comme point de départ la généralisation contemporaine d’un impératif de « mise à jour », le Foucault (1986) de Gilles Deleuze et ses textes sur le « contrôle », cette thèse étudie ce que nous comprenons comme les « temporalités du présent » à trois niveaux : le premier, relatif au temps des dispositifs et des « avenirs » qu’ils agencent ; le deuxième, concernant les temps subjectifs et vitaux entendus comme une reformulation du problème des puissances, des possibles, et de la différenciation ; et, finalement, le troisième, concernant la conception du temps selon une configuration épistémique relative aux ontologies de la science contemporaine et sa conception du devenir. Pour faire cela, notre thèse gravite autour de trois objets ou mots qui soutiennent notre analyse : la communication contemporaine et les « espaces » qui découlent de son extension, l’organisation et sa théorisation par le management néolibéral et les sciences proches de la cybernétique théorisée par Norbert Wiener. Dans chacun de ces objets, notre thèse trouve une matrice d’opérations différenciantes que nous identifions avec la synchronisation, la prévention et l’optimisation, trois « figures temporales » que nous faisons correspondre avec des « utopies du pouvoir » comprises comme des cadres de perfectibilité épistémiques et gouvernementales où notre actualité s’encastre. On descelle ainsi le danger d’une tendance vers un idéal qui capture dynamiquement le possible collectif au niveau de sa gestion et que détermine des formes de l’imagination politique.