Titre de la thèse : Le temps vertical du « peut-être » dans la pensée de Derrida
Auteur / Autrice : Minho Kim
Direction : Charles Ramond
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Philosophie
Date : Soutenance le 15/03/2024
Etablissement(s) : Paris 8
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Pratiques et théories du sens
Equipe de recherche : Laboratoires d’études et de recherches sur les logiques contemporaines de la philosophie
Jury : Examinateurs / Examinatrices : Manola Antonioli, Michel Lisse, François-David Sebbah
DOI : 10.70675/ab84b1c6z24cbz429cz8dc6zbb49d11fea27
Résumé : Le présent travail vise à poursuivre le cheminement de Derrida afin de s’assurer la cohérence souterraine de son œuvre, qui contestera a priori le « tournant » de Derrida, et d’y puiser sa propre doctrine du temps, qui nous permettra de lier directement la grammatologie à l’hantologie. Nous montrons que, héritier du problème épistémologique de l’irréconciliabilité entre le temps et la vérité censée anhistorique et intemporelle parce qu’universelle, Derrida ne s’en éloigne jamais. Ce problème s’exprimant tantôt entre la vérité et le temps tantôt entre l’universalité philosophique et la singularité historique, l’écriture est découverte par Derrida précisément comme leur entre-deux, et l’événement, tel que Derrida l’entend, est le lieu de leur rencontre. Nous soutenons que le déroulement de sa pensée sera le suivant : antagonisme entre vérité et temps, temps comme vérité, écriture comme condition de possibilité de la vérité et du temps, événement comme temps devenu vérité, et enfin justice comme vérité du temps même.